Visit Paris Region, en collaboration avec Acteurs du Tourisme Durable, ont organisé un webinaire sur l’impact du changement climatique pour les musées et monuments.
Le webinaire insiste sur un enjeu central : l’adaptation au changement climatique devient un sujet commun au tourisme et à la culture, car elle peut affecter l’accueil du public, la conservation des œuvres, l’accès aux sites et le modèle économique des établissements
Contexte et ressources
Le webinaire présente plusieurs ressources utiles pour les professionnels, notamment France Tourisme Durable, le guide ADEME 2024, le guide du ministère de la Culture, Adaptour, ainsi que l’outil SlowTips de Visit Paris Region. Il cite aussi des labels et démarches de certification, ainsi qu’une initiative tarifaire liée aux transports doux, comme levier de sensibilisation et de transition.
Risques climatiques majeurs
Une étude réalisée par Schneider Electric Advisory Services et Les Augures met en avant cinq grandes familles de risques pour les musées et monuments : chaleur extrême, inondations et fortes pluies, sécheresse et retrait-gonflement des sols, incendies/feux de forêt et tempêtes. L’idée clé est que le risque dépend à la fois de l’exposition géographique et de la vulnérabilité du site, ce qui explique pourquoi deux établissements confrontés au même aléa ne subissent pas forcément les mêmes impacts
Le changement climatique touche le fonctionnement quotidien des sites, avec des conditions de travail plus difficiles, des risques pour les visiteurs, des perturbations des événements et des fermetures temporaires. Le webinaire souligne aussi les effets sur les collections, les bâtiments et les finances, avec une hausse des coûts énergétiques, des coûts de réparation et des pertes de recettes liées aux fermetures ou aux horaires réduits.
Pistes d’adaptation
Le webinaire structure l’adaptation autour de cinq axes : gouvernance interne, adaptation du bâti, conditions de travail et d’accueil, gestion des collections et des réserves, évolution des missions et de la programmation. Il insiste sur les “actions sans regret”, c’est-à-dire des mesures utiles immédiatement, comme l’aménagement des espaces d’attente, l’adaptation des tenues, la végétalisation, ou l’assouplissement de certaines normes de conservation.
Conclusion
La conclusion principale est que l’adaptation doit devenir une logique de pilotage durable, avec une feuille de route institutionnelle, un suivi dans le temps et une articulation avec les dynamiques territoriales. Le document met aussi en garde contre la maladaptation, par exemple une climatisation systématique qui aggrave la dépendance énergétique, et rappelle que le coût de l’inaction sera supérieur à celui de l’adaptation.
Accéder au webinaire ici

